Confondre l’œuvre et son édition dans un tableur, c’est devenir incapable de répondre à la seule question que pose un auteur : combien s’est vendu de son livre, toutes éditions confondues ? Et répartir les droits par un taux unique plutôt que par tranche de ventes cumulées est l’erreur la plus fréquente d’une reddition de comptes. Cette application sépare l’œuvre de ses éditions, calcule les droits par tranche cumulative et prépare, chaque année en France, la reddition des comptes due à chaque auteur.
À qui s’adresse l’application
Aux maisons d’édition de livres, indépendantes ou de taille moyenne, qui gèrent plusieurs éditions d’une même œuvre et doivent, en France, remettre chaque année à leurs auteurs la reddition des comptes prévue par le code de la propriété intellectuelle.
Ce que fait l’application
- Sépare chaque œuvre de ses éditions — grand format, poche, numérique, audio — avec son propre ISBN, son prix public et son tirage.
- Enregistre les remontées de ventes par édition et par période, en distinguant les exemplaires vendus des exemplaires retournés, pour ne retenir que les ventes nettes.
- Répartit chaque exemplaire vendu dans la bonne tranche d’un barème de droits cumulatif, toutes éditions de l’œuvre confondues, plutôt que d’appliquer un taux unique.
- Gère un contrat signé par plusieurs auteurs, avec une clé de répartition des droits dont la somme des parts est contrôlée à cent pour cent.
- Affiche l’à-valoir restant à amortir sur chaque contrat, et refuse la mise en paiement tant qu’il n’est pas intégralement couvert par les droits calculés.
- Prépare, pour chaque exercice, la reddition des comptes de chaque œuvre et refuse de la valider tant que les exemplaires fabriqués ou le stock de fin d’exercice manquent pour une édition, en la nommant.
Au quotidien
- Vous créez l’œuvre, puis chacune de ses éditions avec son ISBN, son prix public et son tirage.
- Vous construisez le contrat d’édition : auteurs signataires et leurs parts, barème de droits par tranches cumulatives, à-valoir éventuel.
- À chaque relevé reçu du distributeur, vous enregistrez les exemplaires vendus et retournés par édition et par période.
- En fin d’exercice, vous ouvrez la reddition du contrat : les ventes se reprennent seules, vous complétez vous-même les exemplaires fabriqués et le stock par édition, puis vous validez.
- Vous mettez les droits en paiement une fois l’à-valoir couvert ; le solde restant se reporte sur l’exercice suivant.
Ce que l’application ne fait pas
- Elle n’a aucune interface avec un imprimeur : le nombre d’exemplaires fabriqués se saisit à la main.
- Elle n’a aucune interface avec les distributeurs : les remontées de ventes se saisissent à partir des relevés reçus.
- Elle ne gère pas les droits étrangers ni leurs agents, et ne diffuse aucun flux numérique vers les libraires.
- Elle ne tient aucune comptabilité générale et ne facture rien : un versement enregistré constate un paiement, il n’en déclenche pas l’exécution comptable.
- La reddition des comptes qu’elle prépare correspond à l’obligation française du code de la propriété intellectuelle : vérifiez cette obligation si vos contrats relèvent d’un autre droit.
Édition gratuite et édition complète
L’édition gratuite porte déjà le catalogue des œuvres et de leurs éditions, les remontées de ventes et le calcul des ventes nettes par édition et par œuvre, sans aucune limite. L’édition complète s’installe par-dessus sans rien perdre, et ajoute les contrats d’auteur avec leur barème par tranche cumulative, la répartition entre plusieurs auteurs, l’à-valoir amorti et la reddition annuelle des comptes.
Pour démarrer
Créez vos œuvres puis leurs éditions avec leur ISBN, leur prix public et leur tirage initial. Si vous passez à l’édition complète, construisez ensuite vos contrats d’édition avec leurs auteurs signataires, leurs parts de droits et votre barème de droits par tranches.
Aller plus loin
Pour savoir si cette application convient à votre activité et comment l’activer, comparez les formules ou écrivez-nous.